Des ressources sur l’attention

L’attention, LE geste mental qui ouvre la porte aux autres. Sans attention, pas de mémorisation possible, ni de compréhension ou de réflexion, encore moins d’imagination. C’est LE geste mental qui fait défaut à beaucoup d’apprenants en situations d’apprentissage.

Si la gestion mentale permet aux enseignants d’expliciter à leurs élèves COMMENT ils peuvent entraîner leur attention, il existe de plus en plus de ressources venant des neurosciences cognitives qui nous donnent l’occasion de comprendre les liens entre fonctionnement du cerveau et attention. L’approche est donc différente (elle est scientifique, et valable pour (presque) tous les individus, là où la gestion mentale, au-delà des incontournables liés au geste d’attention, accueille chaque individu dans ses différences), et plutôt complémentaire de la gestion mentale.

Thot Cursus met en ligne des ressources intéressantes pour cette approche neuro-cognitive de l’attention. Par exemple, “Focaliser son attention, un facteur essentiel de réussite“, basé sur une question posée par Eduscol à deux spécialistes: « Déficit d’attention des élèves, comment agir ? », Véronique GASTE (spécialiste des troubles de l’attention (TDAH)) et Grégoire BORST, psychologue et spécialiste des sciences cognitives, qui ont fait une conférence le 27 mai 2019, disponible en ligne. L’article qui s’y réfère résume la conférence et propose d’autres ressources en bas de page.

Autre exemple: “L’attention, comment ça marche?“, moins récent (2016), qui se base sur une intervention de Jean-Philippe Lachaux, spécialiste du cerveau, qui a écrit plusieurs ouvrages en lien avec l’attention, dont “Le cerveau attentif” ou “Les petites bulles de l’attention”.

“La faute de l’orthographe”

Voici une conférence TEDxTalks (Rennes – mise en ligne le 21 juin 2019) donnée par Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, sur le thème de l’orthographe dans la langue française. C’est drôle et très instructif, cela nous invite à réfléchir autrement à la simplification de cette langue française, notamment en aiguisant un esprit critique vis-à-vis de l’orthographe.

A regarder sans modération pour, entre autres, comprendre l’origine de l’accord du participe passé avec avoir, ou réfléchir à toutes les manières d’écrire le son “s”, ou encore, rire de bon cœur en découvrant l’application “module de reconnaissance vocale en orthographe d’apparat”.

Simplifier l’orthographe permettrait, selon ce duo d’auteurs, de “niveler par le haut” en dégageant du temps pour réfléchir à d’autres choses, découvrir, imaginer, etc.

Ci-dessous, vous pouvez lire le texte de présentation de la capsule vidéo, hébergée sur la chaîne Youtube des conférences TEDxTalks.

“Nous avons été prof de français. Sommés de nous offusquer des fautes d’orthographe, nous avons été pris pour les curés de la langue. Nous avons écrit pour dédramatiser, pour réfléchir ensemble et puis aussi parce qu’on a toujours pensé que l’Académie Française avait un vrai potentiel comique. “Les deux belges qui veulent simplifier la langue française” : tout est faux dans cette phrase. Pas “simplifier” mais bien faire preuve d’esprit critique, se demander si tout se vaut dans notre orthographe. Pas deux belges, mais bien deux curieux qui veulent transmettre le travail des linguistes de toute la francophonie, pas même la “langue française”, seulement son orthographe. Car l’orthographe, c’est pas la langue, c’est juste le code graphique qui permet de la retranscrire. Passion pour les uns, chemin de croix pour les autres, elle est sacrée pour tous. Et pourtant, il ne s’agit peut-être que d’un énorme malentendu. Arnaud Hoedt et Jérôme Piron sont linguistes de formation. Ils ont vécu 25 ans sans se connaître, mais c’était moins bien. Ils ont ensuite enseigné pendant 15 ans dans la même école. Quand Arnaud participe à la rédaction des programmes de français en Belgique, Jérôme se spécialise en médiation culturelle. En 2016, ils écrivent et mettent en scène le spectacle « La Convivialité », au Théâtre National de Bruxelles. Ce spectacle conférence qui traite de la question du rapport dogmatique à l’orthographe tourne depuis 3 ans dans toute la francophonie. Dans la foulée, ils publient l’ouvrage « La faute de l’orthographe », aux éditions Textuel. Ils se définissent comme suit : « Linguistes dilet(t)antes. Pédagogues en (robe de) chambre. Tentent de corriger le participe passé. Écrivent des trucs. Vrais-Faux Comédiens. Bouffeurs d’Académicien ». A la question « est-ce que ça se dit ? « , Arnaud et Jérôme répondent invariablement « oui, tu viens de le faire ».”

Les rencontres de suivi commencent en ce mois de novembre

Dans le cadre du projet “Gestion mentale dans la zone 10”, comme les années précédentes, les suivis sur le terrain vont commencer cette semaine.

Les participants aux niveaux 1 et 2 de gestion mentale ont eu deux journées de formation en septembre et octobre et ont été invités à se mettre en projet d’utiliser ce qu’ils ont déjà découvert dans leurs pratiques de classe.

Cela va de la pause évocative de rappel à la dissociation des perceptions en passant par la réflexion sur la manière de rédiger une consigne, censée aider les élèves à anticiper la tâche à réaliser dans toutes ses dimensions (buts – moyens – messages +).

Ces suivis se feront dans les écoles, sous la forme d’une rencontre de 2 périodes de cours, pendant lesquelles nous échangerons sur leurs essais pratiques, leurs questions, ce qui bloque éventuellement, …

Ci-dessous, un exemple de quelques témoignages de professeurs des années précédentes.

Dias témoignages sur les suivis

Le projet a été présenté au colloque de l’IIGM

téléchargementLe XIIIème colloque de l’Institut International de Gestion Mentale (IIGM) a eu lieu au début du congé d’automne, les 26 et 27 octobre, à Paris.

La Belgique y était représentée (notamment avec plusieurs membres d’IFBelgique), et j’ai eu l’honneur de pouvoir réaliser la présentation du projet de formation en gestion mentale et de suivi des pratiques sur le terrain.

Cela a été bien accueilli, et cet article est l’occasion de vous dire à vous, les 265 enseignants du pays de Charleroi qui êtes concernés par ce projet, que vous avez été applaudis par la communauté de pédagogues présents à ce colloque. Je tenais à vous le partager.

Des outils pédagogiques à découvrir

nouveaulogoIF18Sur le site d’IF Belgique, dans la rubrique “Bon à savoir”, l’association met en évidence une série de ressources créées à l’occasion de sa participation au projet européen Co-nai-sens.

La gestion mentale, ou pédagogie des gestes mentaux, explicite en toutes lettres ce qu’il faut faire dans sa tête pour être attentif, comprendre, mémoriser, imaginer et réfléchir. Tous les enseignants demandent à leurs élèves de pratiquer ces gestes, mais rares sont ceux qui peuvent dire comment faire de manière précise. Ces clips vidéo sont une première amorce très générale, une sensibilisation, une première découverte en forme d’invitation à se former afin d’acquérir des outils vraiment pédagogiques:

– Sur les gestes mentaux ou actes de connaissance
– Sur le projet
– Sur l’activité perceptive et l’activité évocative
– Sur le dialogue pédagogique
– Sur l’introspection

Jeu de cartes pour la compréhension en lecture

L’équipe Compréhension est un jeu de sept cartes édité lors du projet européen “Signesetsens” auquel IF Belgique a participé activement. Ces personnages représentent diverses compétences essentielles pour faire du sens à partir d’un texte. Les premiers personnages ont été testés pendant deux ans par de nombreuses personnes. Ils ont été depuis complètement “relookés” et réédités.

Ils sont disponibles en format cartes en couleurs, plastifiées, très maniables et conçues pour être manipulées par les élèves . Pour en avoir un aperçu, cliquez sur équipe compréhension. Pour télécharger le mode d’emploi qui accompagne ces cartes, cliquez sur “et en pratique “.

Les cartes peuvent être commandées à IF Belgique : ifbelgique@yahoo.fr ; le jeu de cartes fourni dans une pochette en plastique coûte 2€ (plus frais d’envoi). Format d’une carte : 10,5cm/15cm.

Pour découvrir tout le contenu du module de formation sur la compréhension en lecture sous la forme d’un petit mode d’emploi en powerpoint, cliquez sur mode d’emploi.

Un livre incontournable

Mener-le-dialogue-pedagogique-en-gestion-mentaleEn ce début d’année scolaire, il est bon de rappeler la parution d’un livre incontournable (déjà mentionné dans cet article): “Mener le dialogue pédagogique en Gestion mentale. Regards sur des pratiques”, par Hélène Delvaux, Anne Moinet, Pierre-Paul Delvaux et l’association IF Belgique, avec une préface de Th. de La Garanderie, aux éditions Chronique Sociale.

Cet ouvrage propose pour la  première fois de très nombreux exemples de dialogues pédagogiques mis en lien avec des extraits d’Antoine de La Garanderie, le tout accompagné d’un texte explicatif. De nombreux schémas et des illustrations d’Henri Defresne en facilitent la lecture. 

Un livre sur les erreurs

enseigner-avec-les-erreurs-des-elevesLes Cahiers Pédagogiques et ESF Sciences Humaines ont publié récemment un ouvrage très intéressant: “Enseigner avec les erreurs des élèves”, de Jean-Michel Zakhartchouk, enseignant français, militant pédagogique qui nous partage ici sa réflexion sur la manière dont nous pouvons accueillir les erreurs de nos élèves pour les aider à progresser dans leurs apprentissages.

“Indissociable de l’acte d’apprentissage, l’erreur fait partie du quotidien des enseignants comme de leurs élèves. Elle est pourtant encore souvent mal perçue, voire sanctionnée. Faire travailler les élèves sur leurs erreurs, n’est-ce pas justement le meilleur levier pédagogique pour qu’ils les évitent demain et qu’ils apprennent de façon durable?”

L’ouvrage donne des clés pour “faire avec” l’erreur, et ce de manière très positive. L’auteur y fait mention de la gestion mentale, notamment via un exemple tiré du livre de Y. Lecocq (Repenser l’acte d’apprendre) – p.69 et suiv.

 

L’IIGM lance sa chaîne Youtube

D3-finalL’Institut International de Gestion mentale (IIGM) lance sa chaîne Youtube: Afin d’améliorer la diffusion de la gestion mentale et de ramener vers son site davantage de visiteurs, l’IIGM vient de lancer une chaîne Youtube. Celle-ci reste pour l’instant modeste, mais va proposer peu à peu d’autres vidéos destinées au grand public. Merci de la soutenir en vous y abonnant et en likant les vidéos qui y sont présentées”

 

Varier les perceptions: des idées

Tout d’abord, sur le site Open Culture (en anglais), une vidéothèque de milliers de films en ligne accessibles gratuitement, dont une série en noir et blanc muet, intéressants à exploiter dans des exercices d’imagination.

Vous pourriez, par exemple, demander à vos élèves d’inventer l’histoire de ce personnage:

Extrait du film “Safety last”, 1923.

 

Ensuite, sur Google, il est possible d’entendre la prononciation d’un mot, et de la voir en langage écrit, ce qui peut aider certains élèves à enregistrer dans leur tête cette prononciation. Un exemple avec le mot “aknowledge“, avec une nuance possible entre l’accent américain et l’accent anglais. C’est un outil intéressant pour les professeurs de langues étrangères.

 

Sur Arte, autre idée, plutôt pour les professeurs en artistique: A Musée vous, A Musée moi, en trente épisodes, une nouvelle série courte revisite avec humour dix tableaux célèbres du monde entier. Au travers de sketchs loufoques et décalés, les personnages de toiles de maîtres s’animent dans des décors et costumes scrupuleusement reconstitués. Sur des dialogues de Fabrice Maruca (“La minute vieille”), l’histoire truffée d’anecdotes de ces tableaux emblématiques d’un style ou d’une époque.”

Un exemple de la série de l’année passée:

 

Enfin, sur le blog Apprendre à éduquer, un article propose 10 manières d’apprendre avec le corps. Ce sont essentiellement des exemples destinés aux plus jeunes, mais cela peut donner des idées aux enseignants du secondaire. Il y a d’autres exemples de l’utilisation du corps pour apprendre dans cet article, ou celui-ci, ou celui-là.

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