La méditation en pleine conscience en support de l’attention

Dans cette vidéo mise en ligne par les éditions Les Arènes, un bel exercice de méditation en pleine conscience à destination des adolescents.

Connaissez-vous cette pratique? Ci-dessous, le descriptif tiré de Youtube:

La méditation est un entraînement de l’attention. Tu verras, ça t’apportera peut-être beaucoup pour comprendre le fonctionnement de ton esprit, quand tu es stressé avant un examen par exemple, ou quand tu as un coup de blues. Cela peut t’aider à mieux gérer les hauts et les bas de ta vie. Et si parfois tu sens que tu as une mauvaise image de toi, ou que tu manques de confiance en toi, tu verras que tu es bien comme tu es. Qu’il n’y a pas de meilleure version de toi-même. Laisse-toi juste guider, tu n’as rien à faire, rien à « réussir », c’est à la portée de tous !

Cette méditation est à retrouver dans le livre d’Eline Snel, RESPIREZ. La méditation pour les parents et les ados, avec un CD et un téléchargement d’exercices guidés par la voix de Soizic Michelot, instructrice MBSR. Éditions les arènes

Si cela vous intéresse de réfléchir au lien entre la gestion mentale (et particulièrement le geste d’attention) et la méditation en pleine conscience, l’asbl IF Belgique propose une formation en avril 2018 :

Contenu : une initiation à la médiation à la pleine conscience afin d’établir le lien entre la méditation et le geste d’attention.La méditation est un outil qui permet d’affiner l’activité perceptive et, à sa suite, l’activité évocative, de renforcer la concentration, d’harmoniser le vécu et de procurer davantage de sérénité. Il est alors plus facile pour la personne de développer ses moyens d’apprendre. Public cible :Toute personne accompagnant des apprenants. Connaître au moins les bases de la gestion mentale est un atout, mais n’est pas indispensable.

Une infographie intéressante : ” Ce que je peux faire pour apprendre mieux”

schéma mémorisation et neurosciences

Cette belle infographie met en évidence ce que l’apprenant peut faire avant, pendant et après une séquence d’apprentissage pour mieux apprendre.

Elle a été réalisée par Pascal Bellanca-Penel (@pBellancaPenel), enseignant (français) du secondaire en physique-chimie. Je l’ai trouvée sur le réseau social Twitter (via @LaeticiaFerrari), mine d’or pour trouver des ressources pédagogiques.

Dans ce schéma, il est question de motivation et d’engagement, d’attention, de réactivations pour consolider, d’appui sur les erreurs. Des notions présentes dans la gestion mentale, ici associées aux neurosciences.

Pourriez-vous imaginer comment traduire en termes de gestion mentale les différents éléments de ce “parcours” pour mieux apprendre?

 

Les neurosciences au cœur de la classe

Sur ce site, appelé “La Cliothèque”, vous trouverez des comptes-rendus d’ouvrages essentiellement en lien avec l’histoire et la géographie, mais aussi parfois avec la pédagogie, à explorer pour y glaner des pistes, des idées en lien avec le métier d’enseignant et les matières précitées.

J’ai repéré un conseil de lecture: “Les neurosciences au cœur de la classe”, sous la direction de Pascale Toscani, Chronique Sociale, 2014.

Voici un extrait de la présentation de l’ouvrage, rédigée par Jean-Pierre Costille, pour les Clionautes.

Vers une pédagogie de l’attention – 

Cette partie précise d’abord les trois formes d’attention dont chacun est doté et décline quelques pistes concrètes pour la classe. Les auteurs pointent les limites attentionnelles en rappelant par exemple l’expérience de Chabris et Simmons autrement baptisée expérience du « gorille invisible ». Il faut aussi tenir compte du fait que, malgré une activité parfois frénétique, nous ne sommes pas multitâches. Il est fondamental d’en tenir compte quand on fait classe. Les auteurs proposent un très utile tableau sur les « instructions qui favorisent l’attention ». Ils plaident aussi pour que ces informations soient communiqués aux élèves, par exemple durant les heures d’accompagnement personnalisé.

 

La mémoire, les mémoires et l’apprentissage – 

Ce chapitre permet de distinguer les cinq grands systèmes de mémoire en insistant aussi sur le rôle et les limites de la mémoire de travail. Le chapitre aborde en quelques lignes très claires ces cinq formes de la mémoire. L’encodage, la consolidation et le rappel sont également trois aspects essentiels dont il faut tenir compte. Au niveau de la réactivation, il faut laisser du temps aux élèves au début, pendant, ou à la fin des cours en présence du professeur.

Il s’agit à mon sens d’un excellent complément à la pédagogie des gestes mentaux et dans le cas présent, aux gestes d’attention et de mémorisation.