Des ressources en lignes sur Pearltrees

Pearltrees est une application en ligne, gratuite, qui vous permet de collectionner les “perles” que vous trouvez sur internet, et de les classer comme vous le souhaitez. En plus du Padlet privé dont je vous avez reçu le lien il y a peu, vous pouvez également aller explorer les ressources que j’ai repérées et structurées dans mon espace Pearltrees. Si vous décidez de créer le vôtre, vous avez l’occasion de copier mes “perles” pour les insérer dans votre espace à vous.

C’est un outil de veille intéressant, y compris pour partager des liens avec vos élèves. Vous pouvez aussi le privatiser, mais alors c’est payant.

Voici le lien: Pearltrees Gestion Mentale

 

Que vous/nous souhaiter pour 2021?

Janvier 2021 est déjà bien entamé, la rentrée scolaire a eu lieu il y a presque 3 semaines. Les formations en gestion mentale ont repris, uniquement à distance. Cela nous a demandé, à Hélène et à moi, de repenser nos plannings, de viser l’essentiel dans les contenus, et de dynamiser le plus possible le rythme des journées de formation. Jusqu’à présent, cela semble fonctionner, même si nous sommes tous d’accord pour dire que le présentiel est bien mieux pour transmettre et vivre la gestion mentale.

Ce que nous pouvons vous souhaiter, c’est de traverser cette période avec un état d’esprit le plus positif possible, et d’identifier ce qui vous permet de garder et/ou de renouveler votre stock d’énergie physique et mentale, puis de le mettre en œuvre. Oui, oui, il s’agit bien de vous souhaiter de vous mettre en projet pour continuer à tenir le cap!

Et ce que nous pouvons espérer pour le projet, c’est qu’il puisse se poursuivre dans le même esprit que depuis ses débuts, en septembre 2014. Les temps sont durs pour les écoles, nous verrons donc si 2021 est l’année de changements pour la zone 10 d’enseignement.

La citer me donne l’occasion de vous dire que grâce à Stéphanie de Lamalle, qui coordonne les projets pédagogiques mis en place dans la zone, un blog “JUMP10” regroupe désormais toutes les informations utiles et nécessaires pour en savoir plus.

 

Enseignement explicite

Dans deux écoles de la zone, un autre projet pédagogique a commencé pour des enseignants volontaires: utiliser l’enseignement explicite, qualifié d’enseignement efficace par ceux qui l’ont conceptualisé et testé à large échelle. Car oui, cet enseignement est “evidence-based”, c’est-à-dire qu’il se base sur des recherches menées par des spécialistes en éducation, qui montrent que les élèves apprennent plus et plus vite.couverture enseignement expliciteSi vous lisez l’ouvrage de J. Hollingsworth et S. Ybarra, “L’enseignement explicite, une pratique efficace” (Editions Chenelière Education), vous pourrez vous faire une idée précise des principes de conception et des stratégies de présentation de ce type d’enseignement. Le livre est plein d’exemples qui donnent une perspective concrète de ce que cela implique pour l’enseignant en terme de préparation et de didactique. Car oui, il s’agit d’un enseignement direct, centré sur l’enseignant qui le donne, à l’inverse de l’enseignement progressif, dans lequel la présence du professeur est plus discrète et les choix des élèves concernant les contenus d’apprentissage plus pris en compte (comme dans la pédagogie Freinet, par exemple).

L’outil l’invite à procéder selon des étapes précises et incontournables, comme (non exhaustif):

  • définir avec précision l’objectif d’apprentissage de la leçon – la gestion mentale ira plus loin en invitant les apprenants à définir également les moyens à mobiliser (fussent-ils très incomplets au début de la séquence) et le degré de confiance en eux (qui peut se trouver renforcé par la manière dont le cours est donné) = mise en projet;
  • utiliser une méthode déductive ou enseigner d’abord, pour présenter un nouveau concept, son importance, et l’habileté qu’il permet de mettre en pratique – les exercices viennent seulement après, et sont guidés d’abord, avant que les élèves ne les fassent en autonomie, uniquement quand l’enseignant les estime prêt pour cela  – la gestion mentale ira plus loin en diversifiant les portes d’entrée pour un nouveau concept (avec, par exemple,  l’appui sur la méthode inductive, d’ailleurs totalement promue dans les programmes des cours)
  • vérifier continuellement la compréhension des apprenants, selon différentes techniques (les ardoises, par exemple) – la gestion mentale promeut cette vérification, l’enseignement explicite cadre cela par la méthode EQPCER: ENSEIGNER d’abord, QUESTIONNER, faire une PAUSE (=temps d’évocation), CHOISIR un élève au hasard (technique des bâtonnets par exemple – permet d’éviter les “bolides”), ECOUTER sa réponse, donner une RETROACTION appropriée (répéter, expliquer, préciser), et après la rétroaction, recommencer la vérification de la compréhension.
  • expliciter aux élèves son processus mental, ou “mettre un haut parleur sur sa pensée” (=expliciter les incontournables de la tâche), et vérifier qu’ils ont bien compris – la gestion mentale ira plus loin en proposant aux élèves de dire également comment ils ont procédé mentalement (=dialogue pédagogique)

L’enseignement explicite peut s’analyser avec le filtre de la gestion mentale (il y aurait beaucoup à dire!), qui de son côté peut s’enrichir de techniques concrètes et structurées pour préparer une leçon de manière à ce que chaque élève ait une chance d’apprendre et de progresser. Car oui, c’est un point commun entre les deux approches pédagogiques: l’objectif est de redonner confiance en chacun, en lui faisant vivre l’expérience de la réussite. “Je suis capable!”

 

Variété des perceptions: cours d’histoire ou de langues anciennes

Manon Bril est doctorante en histoire et elle a sa chaîne Youtube (“C’est une autre histoire”) sur laquelle elle diffuse, entre autres, des capsules vidéo qui présentent un contenu lié à l’histoire de façon vulgarisée.

Ce qui l’a lancée ou inspirée, d’après La Libre (lire l’article ici), c’est “Ma thèse en 180 secondes” (un autre exemple dans un article précédent), une l’épreuve de vulgarisation intellectuelle: en effet, les participants ont trois minutes pour présenter leur thèse de manière claire et concise. C’était en 2015 et Manon Bril a décroché le prix du public pour sa performance. Voici cette présentation.

Et pour vous donner une idée de ses productions, vous pouvez visionner ci-dessous “Il y avait quoi il a 100 000 ans?”.

C’est un exemple intéressant à deux titres:

  • d’abord, cela permet à l’enseignant de varier les perceptions qu’il propose aux élèves sur un thème historique (mythologie grecque – différence entre préhistoire ou histoire – égyptologie – etc.)
  • ensuite, si l’enseignant ne trouve pas son bonheur dans les vidéos proposées, cela peut lui donner des idées: soit réaliser lui-même une capsule, soit en faire réaliser une par les élèves, en solo,en groupe, afin de montrer sa compréhension d’un sujet, ou de donner envie à d’autres de le découvrir, etc.

Qu’en pensez-vous?