Pour réactiver des connaissances: l’outil “flashcard”

Vous l’avez bien compris: pour qu’une information conceptuelle s’inscrive à moyen puis long terme dans notre mémoire, il est indispensable de la réactiver mentalement plusieurs fois, à un certain rythme (voir les incontournables du geste de mémorisation et la courbe de l’oubli de Ebbinghaus).

Les “flashcards” (question d’un côté, réponse de l’autre) sont un moyen ludique pour réaliser cet entraînement et, cerise sur le gâteau, il existe à l’heure actuelle toute une série d’outils numériques pour les fabriquer.

Citons quelques exemples gratuits (liste non exhaustive!):

  • le logiciel Anki (utilisable sur PC, tablette et smartphone), qui vous permet de préparer des “paquets” de cartes que vous pouvez mettre à disposition de vos élèves pour les aider à réviser, qui personnalise le parcours de l’apprenant (les questions “ratées” sont à nouveau proposées à l’élève de façon automatique);
  • l’application Quizlet, qui permet la création de cartes, regroupées dans des fichiers “classes”;
  • le site Goconqr où il est possible non seulement de produire ces fameuses flashcards mais également de créer une carte mentale qu’il est possible d’animer;
  • et enfin Flippity, sur lequel vous pouvez présenter vos questions/réponses de plusieurs manières (en cartes, en listes, en nuages de mots, …) et qui permet de se baser sur un “Google Sheets” (équivalent d’Excel sur Google Drive) pour encoder les données.

Bon amusement!

En guise de conclusion de la matinée du 8 mars

Pour clôturer ce cycle de 3 années de formation et de suivis, nous avons montré le 8 mars, en fin de matinée de travail, une petite capsule réalisée avec Moovly, à tester si vous souhaitez créer vous-même un outil audiovisuel (ici, pas de son ajouté, mais c’est tout à fait possible).

Une méthode pour retenir l’orthographe d’un mot

Il s’agit d’une vidéo réalisée par Alain Sotto (auteur du livre “Donner l’envie d’apprendre“).

Il n’y parle pas de la pédagogie des gestes mentaux, mais il y a moyen de faire des liens entre ce qu’il décrit dans la vidéo et des concepts de gestion mentale.

En effet, la méthode efficace présentée fait appel au geste d’attention (avec projets précis), et aux étapes de l’apprentissage telles que présentées dans le fameux schéma “Le chapeau (de ma tête)”: mise en projet d’attention, perception, évocation et restitution.

Il y ajoute l’entrainement (ou la réactivation) pour que cela soit, à terme, stocké dans la mémoire.

 

L’imagination au service de l’orthographe d’usage

La langue française est riche en pièges et mots difficiles à orthographier. Avec ces dessins, ludiques et pédagogiques, plus d’excuses ! Dans son livre ”99 nouveaux dessins pour ne plus faire de fautes”, Sandrine Campese réussit l’exploit de rendre l’orthographe amusante.”

Un exemple

Libellule

9 autres dessins à découvrir ici, via TV5 Monde.

Variété des perceptions: encore un exemple en math

Après “Chanter la conjugaison”, “Danser les maths”, voici le “Théorème de Pythagore expliqué avec des Legos” …

La musique qui accompagne peut être coupée car elle risque de perturber la perception de ce qui se passe dans cette très courte vidéo.

Et pourquoi pas ensuite mettre les élèves au défi d’illustrer/expliquer un autre théorème avec des Legos (ou autre chose, d’ailleurs). Aidons-les à être créatifs en math aussi et à solliciter leur imagination.

Les cartes mentales au service des 5 gestes

Les cartes mentales ou mindmaps ou schémas heuristiques constituent un outil pertinent dans l’apprentissage et peuvent être mis au service des 5 gestes mentaux: réaliser un tel schéma permet en effet de faciliter l’évocation, renforcer l’attention, optimiser la mémorisation, favoriser la compréhension, entretenir la réflexion, déployer l’imagination. Oui, oui, rien que ça!

Vous trouverez ici (sur le site Carrefour Education du Québec) un dossier complet avec un tas de ressources sur ces cartes mentales.

Donner du sens à l’apprentissage: exemple en math

C’est une question qui revient en boucle: comment, dans certaines matières plus abstraites, comme les mathématiques, aider les élèves à donner du sens à ce qu’ils apprennent?

En gestion mentale, nous savons combien c’est important que l’apprenant puisse se mettre en projet par rapport à une tâche d’apprentissage. Le fait de pouvoir relier ce qu’il y a à faire avec une situation concrète va alimenter le moteur interne de l’élève, va l’aider à être actif mentalement pour réaliser l’exercice.

Pour illustrer cela, un exemple proposé par un enseignant en mathématiques sur son blog, destiné à des élèves du niveau collège (3 premières années du secondaire):

D’une situation réelle au langage mathématique: exemple du billard

C’est en se plantant que l’on s’enracine…

Evaluer, corriger, rayer, entourer, barrer, pointer, montrer: l’erreur est traquée par l’enseignant, souvent mise en évidence en rouge.

Les élèves la vivent comme une sanction, comme un message négatif.

Et si nous leur apprenions à faire de l’erreur un tremplin? Et si nous étions attentifs à souligner aussi ce qui est bon, bien, correct? Et si nous participions au changement du statut de l’erreur?

Je vous invite à lire l’article publié sur le blog “Le petit journal des profs”, vous y trouverez des constats, des idées, des pistes, dont une partie s’appuient sur les neurosciences. Il y a matière à réflexion!

Le petit journal des profs: la valeur de l’erreur

 

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